planter 1250 arbres au Cameroun

Les Vert’y go c’est notre équipe de choc : six filles et un garçon de la XVé Lille. En août 2015 nous sommes partis un mois pour l’ouest du Cameroun où nous avons planté 1250 arbres pour l’association « La Bonne Case », un orphelinat de Bangangté.

deux ans après

vert'y goDans l’équipe, nous sommes tous scouts depuis un certain nombre d’années et vivre ce projet ensemble a été une forme d'accomplissement. Deux ans pour préparer ce départ c’était à la fois long et court. En deux ans nous avons dû construire notre équipe, s’interroger sur l’expériment long, répondre aux envies de chacun, rechercher un partenaire, faire des actions pour réunir le budget nécessaire et gérer tout l’administratif.

Nous voulions être au contact direct avec la population lors de notre expériment et nous voulions que notre projet puisse s’inscrire dans le long terme. Nous avons la chance que notre partenaire ait une antenne dans le nord de la France, ce qui nous a permis de monter le projet sereinement et de mieux comprendre les besoins de l’orphelinat sur place.

Deux ans après, nous avons donc pris part au projet « Case Verte » auprès de l’orphelinat de l’association La Bonne Casede Bangangté, fondé par le père Claude Lah il y a dix ans. La Bonne Case compte deux orphelinats et héberge une trentaine d’enfants. Ils y sont nourris, logés et scolarisés grâce à un système de parrainage. Sur place nous avions pour mission principale de désherber un chemin et d’y planter… 1250 arbres !

Une arrivée un peu désarmante

Notre arrivée au Cameroun a été un choc culturel. Là-bas les normes sont très différentes des nôtres. Les camerounais n’ont pas la même notion du temps du tout et les délais ne sont pas du tout respectés. La ville nous a donné l’impression d’un flot de véhicules et de gens totalement désordonnés. Au volant il n’y a pas vraiment de règles à respecter, c’est la loi du plus fort. Nous étions plus ou moins rassurés dans les taxis et taxis-motos que nous avons pris.

temoignage-cameroun-vertygo15Ce qui nous a aussi perturbés est la négociation qu’il faut faire pour tout achat. Le prix n’est jamais affiché et il était très difficile pour nous de savoir si le prix était juste.

Ce que nous avons beaucoup apprécié c’est que les gens ont l’air d’être de bonne humeur en permanence. Contrairement à la France, ils ne sont pas distants entre eux et ils se parlent même s'ils ne se connaissent pas. Dans les bus bondés, ça ne les dérange pas de passer leur bras par-dessus la nuque de leur voisin pour être plus à l’aise.

Pistes d'action

Brevet scouts du mondepiste d'action solidaritépiste d'action enfance et éducationEnvironnement piste d'action

 

Présentation de l'équipe

Compagnons :

Laetitia, Aude, Pauline, Julie, Céline, Elise et Jo

Équipe :
 2e temps - 2014/2015
Groupe :
 XVé Lille
Territoire :
 Lille-Flandres

 

Le partenaire

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Retrouve ici le site internet de la Bonne Case

1250 arbres plus tard…

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Nous étions attendus de pied ferme par les enfants de l’orphelinat. Ils ont tout de suite cherché à nous connaître et on s’est sentis accueillis comme dans une grande famille. Pendant ces trois semaines, nous avancions le projet le matin et l’après-midi c’était place aux jeux et aux différentes activités que nous leur préparions.

Le plus gros du travail était avant tout de défricher tout le chemin pour ensuite creuser les 1250 trous pour les 1250 arbres. Les enfants nous ont aidé avec plaisir et c’était étrange de voir que des enfants de 12-13 ans étaient beaucoup plus efficaces que nous avec une machette.

temoignage-cameroun-vertygo4En déblayant le terrain nous avons trouvé de nombreuses poubelles en décomposition et ça nous a beaucoup surpris. Surtout que nous n’avions d’autre solution que de les déplacer plus loin ! Le système de ramassage des déchets et de tri est tel que les gens laissent souvent leurs déchets à la rue.

Dans les derniers jours nous avons dû être assez imaginatifs pour nous motiver et motiver avec nous les enfants. Deux anciens de La Bonne Case et des amis à eux sont venus nous aider pour les trous. Heureusement car ils étaient bien plus âgés et surtout plus forts. En fin de compte, planter ne nous a pris que quelques heures. Nous avons mis en terre des manguiers, des pruniers, des avocatiers, des sapins et des palmiers et nous étions tous très fiers du résultat.

Nous avons pris une semaine pour découvrir le pays avec trois scouts camerounais. Avec eux nous avons pu découvrir une autre façon de faire du scoutisme et nous avons pu apprécier les beaux paysages de Limbé et Kribi.

 

Le choc du retour

temoignage-cameroun-vertygo33Le choc culturel a été double. Nous l’avons vécu en arrivant au Cameroun mais aussi en retournant en France. À notre retour aller faire les courses, avoir un accès à internet, fixer un rendez-vous avec quelqu’un nous ont paru d’une grande simplicité. Nous avons pris conscience du niveau de vie que l’on connaissait en France où l’on vit dans des villes globalement propres avec un accès à l’eau, l’électricité, internet et les soins qui sont vraiment faciles.

Nous avons aussi remarqué la grande différence concernant la place de la femme au Cameroun. Nous avions l’impression de voir ce que nos grands-parents nous racontent : la femme est à la cuisine, elle reste chez elle et prend soin des enfants et de la maison.

Sortir de notre environnement familier nous a donc permis de voir les choses différemment et de prendre du recul. Ce mois a été riche en rencontres et en découvertes. Nous avons passés de nombreux moments inoubliables avec les enfants. Ils nous ont beaucoup appris et nous gardons chacun de ces visages, de ces sourires et de ces yeux pétillants en tête.

Comme l’a dit Baden Powell, « Le bonheur ne vient pas à ceux qui l’attendent assis ». Un tel projet demande énormément d’investissement mais il apporte beaucoup plus. Il a pu contribuer à nous rendre plus soucieux les uns des autres et des différences sociales.

Laetitia pour l'équipe de Vert'y go

 

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