Les compas font leur cinéma au sénégal

Originaires de Caen, sept compagnons sont partis au Sénégal pour vivre leur expériment long. Deux partenaires pour un camp d'été haut en couleurs et riches en découvertes.

Nous sommes une équipe de sept compas : Joséphine, Marceau, Nicolas, Benoît, Paul-Henri, Xavier et Pierre. En partant au Sénégal nous avions deux objectifs. Tout d'abord, aider une association pour les enfants handicapés puis faire découvrir le cinéma aux populations qui n'y ont pas accès d'habitude.

Dans l'équipe nous sommes scouts depuis un certain nombre d'années et nous voulions absolument vivre cette expérience ensemble. Nous nous connaissions depuis les pionniers-caravelles et c'était notre premier camp à l'étranger tous les sept. Si deux années ont été nécessaire pour préparer ce départ, c'était surtout pour laisser le temps à notre équipe de se souder. Nous sommes donc partis en camp d'été lors de notre 1er temps au Mont Saint Michel, en vélo. A notre retour, plus décidés que jamais, nous avons finalement trouvé notre partenariat pour partir tous les 7.

 

L'association ASEDEME, quézaco ?

L'ASEDEME, ou association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux œuvre pour la création et la gestion d'établissements spécialisés. Particulièrement pour la prévention en santé prénatale, l'étude et la communication grand public sur les questions autour du handicap mental. Le centre Aminata, un centre médico-psycho-pédagogique à Dakar prend en charge une cinquantaine d'enfants tous déficients mentaux en vue d'une meilleure socialisation et intégration dans la société. Grâce aux parrainages, la rééducation, l'apprentissage scolaire des enfants et la formation professionnelle des plus grands sont possibles.

Après six heures de vol, nous sommes arrivés à Dakar. Là-bas, madame Hortefeux nous attendait. Il s'agit de l'intendante de l'association. Elle a été un véritable pilier pour nous tout au long de notre séjour. Les dix premiers jours que nous avons passés au Sénégal, nous vivions au centre ville de Dakar chez un français. Tous les jours, nous prenions le taxi pour nous rendre dans un établissement scolaire pour handicapés mentaux afin de repeindre les murs des salles de classe et élaguer les arbres pour éviter que la saison des pluies n'abîme les bâtiments. Pendant ces dix jours à Dakar, nous avons fait quelques visites touristiques telles que l'île de Gorée - ce fut l'île d'où partaient les esclaves - mais aussi le Lac Rose, un lac très salé qui nous apparaît rose lorsqu'il y a une bonne inclinaison du soleil et assez de vent.


Joséphine a particulièrement aimé cette partie : "On était entourés de gens formidables surtout Mme Hortefeux, toujours bienveillante, une véritable maman pour nous dans le pays. Franchement, c'est une très belle personne."

 

 

En route pour le cinéma itinérant...

Ensuite, pour la deuxième partie de notre projet, nous avons rencontré Abdoulaÿe afin de peaufiner le planning. Nous avions pris contact avec lui en France. Nous sommes donc partis pour seize jours dans un van de 14 places, d'abord en direction de Thies puis de Diamniadio, Djiffer, Diourbel, (avec les éclaireuses et éclaireurs du Sénégal), Loumpoul, Saint Louis, Richard Toll.

Cette fois-ci, nous vivions véritablement chez l'habitant et nous changions d'endroit tous les trois jours. Chaque soir, nous diffusions des films d'animations pour les enfants comme Le Roi Lion, Kirikou ou encore Océan.

 

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Pistes d'action

Brevet scouts du mondepiste d'action solidaritépiste d'action enfance et éducation

 

Présentation de l'équipe

Compagnons :

Joséphine, Marceau, Nicolas, Benoît, Paul-Henri, Xavier et Pierre

Équipe :
 2e temps - 2015/2016
Groupe :
 Caen Couvrechef 
Territoire :
 Basse Normandie

 

Le court métrage :

 

Un maître-mot : l’adaptation

En parallèle, nous avons été très bien acsenegal-caen-2016-5cueilli. Lors de la visite de Diourbel où les éclaireurs de la ville sont voilés, Joséphine qui ne portait pas de couvre-chef a reçu quelques remarques et n'en garde pas un très bon souvenir. La condition des femmes est tellement différente que cet expériment a renforcé les convictions de Joséphine dans sa lutte contre les inégalités. Ce qui nous a plu, ce sont les réactions des personnes sur place. Toutes les communautés que nous avons eu la chance de rencontrer étaient ravies de nous recevoir, c'est ainsi que nous l'avons ressenti. Il y avait constamment des rires pendant les séances de cinéma et ils en redemandaient.

Ce qui nous a le plus marqué, c'est qu'ils n'ont presque rien et pourtant ils sont quand même très heureux. De plus, ils n'ont pas la même conscience que nous à propos du réchauffement climatique. Nous n'avons du coup pas du tout les mêmes centres d'intérêts qu'eux. En ce qui concerne la circulation, nous n'avons pas le même code de la route, pour nous c'était l'anarchie totale. En revanche, les sénégalais communiquent et tissent des liens facilement. Suite à un accident de la route, au lieu de s'insulter comme cela peut arriver parfois en France, ils se serrent la main.

 

Retour sur cette expérience...

"Ça m'a apporté la découverte d'une nouvelle culture, un nouveau continent, d'autres personnes. Nous nous en souviendrons toute notre vie."

Être citoyen du monde c'est être à la découverte de tous les peuples solidaires. C'est pouvoir communiquer, échanger, voir que nous pouvons vivre des choses ensembles même si nous ne parlons pas la même langue. C'est donner en même temps que recevoir.

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Au retour de cet expériment, il nous est apparu important de témoigner. C'est pourquoi nous avons réalisé un court métrage d'à peine trente minutes. Nous avons pu montrer ce que nous avions vécu là-bas à toutes les personnes qui nous ont suivies et financées. Pour cela, nous avions réservé un cinéma afin de pouvoir réunir le plus de monde possible. Le film de notre expériment est à retrouver ci-contre.

Pierre pour les Chaud7 

 

 

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