au Népal, prêter main-forte après les séismes

À nous six, nous formons l’équipe des Compas-Queuleu. En août 2015, malgré quelques difficultés dans la réalisation du projet, nous avons décollé pour le Népal. Là-bas nous avons fait le tour des différentes écoles de l’association Lorraine-Népal et nous avons apporté notre aide de différentes manières : animation, rénovation, recensement des dégâts liés aux séismes.

Nous sommes scouts ensemble depuis plus de sept ans, la constitution de notre équipe s’est donc faite naturellement. Avec six profils très différents, il n’a pas été facile de se mettre d’accord sur l’expériment long que nous voulions vivre… En été 2014 nous avons vécu un premier expériment ensemble lors de notre camp : nous avons participé à un chantier médiéval. Nous avons fini par une semaine à Taizé. Ce temps pris ensemble a été décisif, il nous a permis de percevoir quelles étaient nos valeurs communes.Nous étions d'accord sur une chose : ce nouveau projet se devait d’être solidaire, efficace et d’avoir une portée sur le long terme. Notre choix s’est ensuite peu à peu fixé sur un pays : le Népal.

Nous avons pris contact avec l’association Lorraine-Népal, basée à Thionville, tout près de Metz. C’était assez pratique car nous avons pu avoir des contact directs avec eux pour organiser notre projet. Nous avons été attirés par leur programme Éducation et Santé. Leur objectif est non seulement de scolariser les enfants népalais mais aussi de développer l’accès à l’eau, à l’électricité et aux soins aux populations. Pour l’instant l’association a construit deux centres de soin, trois écoles et en a rénové une quatrième. Nous avons apprécié la façon dont elle fonctionne sur place : ils travaillent en partenariat direct avec une association népalaise. Cela permet de transmettre facilement les besoins sur place et d'avoir des retours sur le long terme des différentes actions réalisées.

Le projet mis à l’épreuve

Notre équipe a subi plusieurs coups durs pendant l’élaboration du projet.

A deux reprises, le 25 avril et le 12 mai 2015, le Népal a connu deux séismes de magnitude 7.9 et 7.1. Le pays en est ressorti affaibli et le bilan a été désastreux : 8000 victimes et de nombreux dégâts sur les infrastructures et sur le patrimoine culturel. À ce moment-là nous avions déjà noué des liens avec les népalais et nous avons été très touchés par ce qu’ils vivaient. Notre projet est vite devenu incertain et à quelques mois du voyage, nous n’étions plus surs de pouvoir partir.
Finalement ça a été possible ! Mais un mois avant le départ, nous avons appris que Thomas souffrait d’une phlébite. À cause de ça, il ne pouvait pas prendre l’avion. Il a participé à toute l’élaboration du projet mais n’a pas pu partir avec nous sur place.

Ces deux évènements ont été autant d’épreuves pour notre équipe. Nous avons réussi à toutes les surmonter et à avancer. Notre devise a toujours été « On affronte les difficultés avec optimisme ! »

quatre semaines au Népal

Nous avons passé les deux premières semaines dans les écoles de l’association, dans la région du Solukhumbu (Nord-Est du Népal.) Dans le village de Salabesi nous avons animé des activités pour les enfants. Les adultes nous avaient prévenus que les séismes les avaient profondément choqués. Quel bonheur de voir de grands sourire se dessiner sur leurs visages !

Nous avons organisé un échange de dessins avec les louveteaux-jeannettes de notre groupe et les enfants de l’école. Ça a été l’occasion de leur faire découvrir la culture française à l’aide de photos que nous avions emmenées. À leur tour ils nous ont fait découvrir leur culture. À Salabesi nous avons également rénové l’école. Nous avons fait ça de manière traditionnelle : en lançant de la boue sur les fondations. Ça a été un très grand moment de partage, cette fois-ci avec les adultes du village.

On est ensuite partis faire le tour des autres écoles de l’association. Il fallait quelques heures de marche entre chacune d’entres elles. Nous devions recenser les dégâts causés sur les infrastructures par les séismes pour faire un rapport à l'association en France. Ça a aussi été l'occasion de rencontrer tous les écoliers.

Afin d’aller à la rencontre des populations nous avons pris une semaine pour faire un trek au pied de l’Himalaya. Nous allions de villages en villages. Chaque village a été l’occasion de s’immerger toujours plus dans la culture népalaise et de rencontrer des personnes qui ont toutes un peu changé notre manière de penser. Pendant le trek, comme pendant tout l’expériment, nous avons été hébergés chez l’habitant. Sur notre chemin nous avons rencontré beaucoup de familles, toutes très chaleureuses et ravies de nous accueillir.

 

Pistes d'action

Brevet scouts du mondepiste d'action développementpiste d'action solidarité

 

Présentation de l'équipe

Compagnons :

Perrine, Léa, Thomas, Jeanne, Pauline, Agathe

Équipe :
 2e temps - 2014/2015
Groupe :
 Ière Metz - Roger Clément
Territoire :
 Lorraine

rétrospective vidéo

 

Enfin nous avons consacré la dernière semaine à la visite de Katmandu, la capitale. C’est là-bas que nous avons le plus constaté les dégâts des tremblements de terre. Lors de ce court séjour nous avons pu rencontrer les scouts Népalais. Avec eux nous avons échangé sur nos pratiques de scoutisme et nous avons partagé plusieurs jeux. Au Népal, les scouts sont très bien perçus par la population. Ils ont notamment joué un rôle majeur pendant les deux séismes. Grâce à Facebook, nous arrivons à garder le contact avec eux.

de retour en France

À notre retour, nous voulons partager au maximum notre expérience humaine et passer un message : Continuez à aller au Népal car on vous y accueillera à bras ouverts !

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Après cet expériment, nous avons envie de poursuivre nos différents engagements. Dans l’association Lorraine-Népal, mais aussi au sein du mouvement des Scouts et Guides de France. Nous voulons être des acteurs de demain. La moitié de l’équipe s’est engagée en tant que chef car il est important pour nous de faire rêver les jeunes. Nous voulons leur donner envie de devenir compagnons à leur tour.

Grace à ce périple nous avons pris conscience du fait que les différences culturelles étaient une force dans notre société. C’est la première des choses que nous voulons revendiquer. Il ne faut pas avoir peur de l’Autre car l’Autre est une richesse.

Perrine, Léa, Thomas, Jeanne, Pauline, Agathe

 

 

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