A la découverte de l’association Gabatcha à Madagascar

En direction de l’île Rouge…

En partant trois semaines à Madagascar, nous avions pour projet de rénover une école et d’être en contact avec des enfants. Nolwenn, Alice, Oriane vous racontent.

 

Les compas d’Avenir c’est nous, une équipe de cinq personnes : Nolwenn, Alice, Oriane, Gabriel et Benjamin. Après un an de préparation, nous nous sommes enfin envolés en direction de Madagascar le 4 août 2016. Une fois sur place, nous avons rejoint notre partenaire l’association caritative Gabatcha qui exerce ses activités sur l’île de Sainte Marie au nord est de Madagascar. Leur objectif principal est de donner aux enfants de cette île les moyens de suivre leur scolarité dans des conditions acceptables.

Nous nous sommes jumelés avec des scouts protestants de Antananarivo (la capitale), nous les avons contactés avec un peu de difficulté au départ, c'est surtout à la fin de la préparation du projet que nous nous sommes organisés avec eux. Nous avons été accueillis par 4 scouts : Kanto (chef d'équipe), Ricardo, Rijâ et Fitsikiana et nous avons fait tout l'expériment ensemble.

Là bas, nous étions complètement impliqués dans la communauté locale puisque nous vivions au coeur même du village. On a eu la chance de se faire prêter une maison le temps de notre séjour afin que nous soyons proche de notre lieu d'expériment. Nous vivions donc avec eux 24h/24h! De ce fait, nous étions devenus très proches des enfants. A vrai dire, l’intégration a été assez facile. Un malgache qui nous vendait régulièrement du poisson, nous a emmené visiter quelques endroits que seuls les locaux connaissent.

Les tâches de la vie quotidienne s’avérèrent être très différentes. Nous devions faire des efforts mais sans le surplus quotidien. Le rythme de vie sur l’île est à l’opposé du nôtre, ils se lèvent et se couchent fort tôt. Nous commencions à préparer le dîner vers 16 heures et nous nous couchions vers 21 heures pour se lever le lendemain entre 6h et 6h30. Dailleurs, nous commencions le chantier vers 7h30.

Un rythme de vie très différent…

Tout d’abord, nous avons été particulièrement marqués par la pauvreté de certaines parties du pays et par la différence de classes sociales. En effet, il s’agit du plus pauvre pays au monde et pourtant, nous avons été étonnés d’une telle disparité. Lorsqu’on voit des enfants habillés en haillons seuls sur le bord de la route, on remarque que les aînés se gèrent seuls et élèvent eux-mêmes les plus jeunes. Notre regard a profondément changé à leur contact.

Nous nous sommes également aperçus que le rythme de vie à Madagascar était très différent du nôtre. Ils vivent au jour le jour sans se préoccuper des horaires et l’organisation à laquelle nous sommes habitués. C’est pourquoi, on a failli ne pas finir le chantier et au final, nous avons été déçus, nous nous sommes sentis vulnérables et inutiles parce que nous n’arrivions pas à faire avancer les choses.

Le jumelage avec les scouts du pays a été très bénéfique car il nous a permis de mieux appréhender les différences de culture et de ce fait ne pas commettre d’erreurs. Une fois sur place, nous avons assisté à une cérémonie avec le responsable national des éclaireurs et des éclaireuses de Madagascar, ils ont fait confectionner des foulards (vert, blanc, rouge, bleu : au couleur de nos 2 pays). Ainsi nous portions un foulard commun pendant tout le projet ; symbole d'une seule équipe ! Sinon, ils nous ont surtout fait découvrir la capitale. Durant la partie découverte, nous avons eu l’opportunité de visiter un zoo ainsi que l'ancien palais de la reine et quelques marchés locaux. Ils nous ont présenté une partie de leur groupe scout et nous sommes allés avec eux dans leur Eglise (Paroisse Internationale FJKM Andohalo) pour assisté à une messe. Nous en gardons de merveilleux souvenirs.

 Pistes d'action

Brevet scouts du mondepiste d'action solidarité

 

 Présentation de l'équipe

Compagnons : (contacter l'équipe)

Nolwenn, Alice, Oriane, Gabriel et Benjamin

Équipe :
 2e temps - 2015/2016
Groupe :
 Beauvais
Territoire :
 Oise

 

Retour sur notre expériment…

Cet expériment nous aura permis de surmonter certaines peurs et de relever des défis. C’est une réelle chance d’explorer des contrées très éloignées de la nôtre et de voir la vie autrement. C’est aussi une façon de mieux vivre l’étranger, nous devions vivre tous ces moments à fond. Ce mois là-bas a été révélateur, rien à voir avec notre vie en France. Nous sommes désormais plus conscients de la valeur de l’argent. Le manque que nous avons ressenti à l’égard de nos familles nous a rapproché et nous étions très heureux de les retrouver.

Beaucoup de points positifs pour cette belle aventure notamment la gentillesse et la joie de vivre des enfants. Nous avons tous eu un ressenti différent. Pour Oriane, c’est la chef guide des scouts de Madagascar qui l’a particulièrement marquée : « Cette fille m’a donné énormément d’idées, son entrain m’a poussée à me dépasser. Je ne remercierai jamais assez Kanto de nous avoir fait découvrir les trésors de cette île. » Pour Alice, c’est un instant particulier qu’elle n’oubliera jamais : « Quand on est partis en ballade à bord d’une pirogue, nous avons mangé dans des grandes feuilles végétales en guise d’assiettes. Les paysages autour de nous étaient magnifiques. Nous étions en train de visiter une île sacrée, c’était vraiment un beau moment. » Quant à Nolwenn, c’est le contexte du voyage qu’elle garde en mémoire :  « C’était la première fois que nous partions aussi loin de chez nous, en Afrique qui plus est. La fraternité entre toutes ces personnes était belle à voir. J’ai été très touchée par toutes ces mains tendues. »

Cette expérience nous a tellement marqués et soudés que nous avons tous très envie de repartir tous ensembles quelque soit le lieu. Nous avons appris à nous connaître et de percevoir les forces et les faiblesses de chacun. Nous sommes revenus plus forts et nous sommes très fiers de notre équipe.

Être citoyen du monde, c’est être conscient des difficultés que peut rencontrer un peuple et de la disparité qui existe dans tous les pays du monde. C’est aussi pouvoir partager nos différences, nos cultures et constater que finalement nous sommes tous des êtres humains.

Pour conclure, nous allons faire une présentation de notre projet autour d’un repas avec nos proches et tous ceux qui nous ont soutenus. Nous avons gardé des contacts et espérons à nouveau participer à l’éducation des plus jeunes.

 

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